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Page:Coubertin Remède au surmenage 1888.djvu/12

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redire en détail les péripéties de cette transformation ; mais je dois me hâter de vous expliquer en quoi elle consiste pour en arriver ensuite à ce qui fait le fond de ma conférence, à savoir le moyen de procurer aux lycées les bienfaits d’un régime analogue.

Le dimanche est à l’École Monge un jour de congé et le jeudi un jour de promenade ; comme on tenait à ne pas supprimer la promenade, c’est sur les autres jours de la semaine qu’ont été réparties les récréations nouvelles ; le mardi et le vendredi pour les plus grands ; les lundi, mercredi et samedi pour les plus petits ; ceux qui se préparent aux Écoles du gouvernement, restent momentanément soumis à un régime différent, car il s’agit avant tout de ne pas compromettre leurs prochains examens. Si donc vous passez, vers deux heures, un des jours ci-dessus mentionnés aux environs de l’École Monge, vous ne pouvez manquer de rencontrer un immense char à bancs attelé de quatre chevaux et suivi de beaucoup d’omnibus remplis d’enfants ; tout cela se dirige vers le bois de Boulogne ; le char à bancs déverse devant les manèges du Jardin d’acclimatation, tous les jeunes cavaliers ; les omnibus gagnent les uns le Pré Catelan, les autres le lac ; au Pré Catelan, un professeur de vélocipèdes se tient à la disposition de ceux qui veulent cultiver son art ; ailleurs, il y a des partie de toutes espèces : sur le lac on canote dans les lourds bateaux forme douairière, que les gardiens louent au public : mais bien-