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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/97

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Sociétés d’aviron pour l’amener peu à peu à l’amateurisme, au lieu de provoquer dans son sein une brusque scission. Mais certains des nôtres prirent très mal mon acceptation de la présidence de la course Paris-Bruxelles et encore plus mal l’idée d’une entente avec l’U. V. F. Paris-Bruxelles m’était très indifférent mais l’entente avec l’U. V. F. m’importait fort. Elle se fit, le 8 septembre, à la veille de mon départ pour l’Amérique et je l’annonçai le lendemain à M. le Dr Minart. L’U. V. F. promettait d’interdire à toutes ses sociétés d’organiser des courses scolaires avec prix en espèces. Elle acceptait que notre représentant auprès

Les régates inter scolaires
(dessin de m. a. brun).

les régates interscolaires
L’arrivée des yachts de l’Union à l’écluse de Suresnes

de la National Cyclist’s Union, le comte O’Connell, parlât désormais au nom de tous les amateurs français. Enfin une Commission mixte était instituée pour la délivrance des licences.

Au cours de l’hiver 1893, l’Union avait reçu sa centième société. En février, le Racing-Club avait envoyé à Londres une équipe de football qu’accompagnaient MM. Gondinet, Lejeune et moi. En juillet, sur le terrain de la Croix-Catelan, le même club avait donné des championnats internationaux de courses à pied très réussis ; la fameuse question de la clôture avait enfin reçu une solution favorable, grâce aux intelligentes démarches de M. Gondinet et peut être un peu aussi à celle qu’il m’avait prié de faire auprès de M. Carnot et qui me valut l’honneur inattendu de pénétrer à l’improviste, un beau