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Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/151

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ses plus aristocratiques demeures à la jeunesse sportive à l’occasion de la plus démocratique des manifestations internationales, n’était-ce pas là quelque chose de piquant et de savoureux à la fois ?

Charles de La Rochefoucauld entra de plain-pied et avec enthousiasme dans mes vues et, ensemble nous constituâmes immédiatement R. Fournier-Sarlovèze
m. r. fournier-sarlovèze
le comité d’organisation des Jeux Olympiques de 1900. Nous fîmes choix d’un secrétaire général qui ne fut autre que Robert Fournier-Sarlovèze, aujourd’hui maire de Compiègne, alors brillant officier de cavalerie démissionnaire et sportsman convaincu. Fournier-Sarlovèze, énergique comme La Rochefoucauld, avait en plus l’esprit calculateur et le sens administratif ; il aurait l’œil à tout et ferait marcher son monde. Ces deux hommes se complétaient admirablement. Les « commissaires sportifs » furent choisis eu égard autant à leur compétence qu’à leur indépendance. Ce furent : MM. Hébrard de Villeneuve et le comte Potocki pour l’escrime, le comte de Guébriant et P. de Boulongne pour le yachting, MM. Dubonnet et E. Caillat pour l’aviron, G. Strehly pour la gymnastique, Georges Bourdon pour les sports athlétiques, Pierre Giffard pour la natation, le baron Jean de Bellet pour le lawn tennis, Bruneau de Laborie pour la boxe, le baron Lejeune pour le polo, O’Connor pour la courte paume, Ch. Richefeu pour la longue paume, le comte Jacques de Pourtalès pour le golf, le comte de Bertier pour le tir