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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/93

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l’humanité

disparue et que déjà, en ces temps reculés, il s’était répandu sur une large portion de la surface terrestre et se distinguait, parmi le règne animal, par l’adresse de ses mains et les conceptions de sa pensée. Comment serait-il permis à un homme d’aujourd’hui d’ignorer cela ?

Après ce prologue le rideau tombe pour se relever à l’heure où, voici plus de cinquante siècles, l’empire chaldéen s’écroule de vétusté tandis que s’inscrivent, dans les annales égyptiennes, les premiers récits authentiques et les premières données certaines. Quelque trouvaille inattendue nous éclairera peut-être un jour sur la lente et silencieuse transformation qui fit du rude sauvage tapi dans les cavernes et vivant des produits de sa chasse et de sa pêche, l’habitant déjà policé des mystérieuses cités chaldéennes.

Puis paraissent et grandissent Babylone, Ninive, Mycènes, Jérusalem, Tyr et Sidon, pendant qu’à l’autre bout du monde asiatique, Wou-wang, fondateur de la troisième dynastie chinoise, soumet à la condition de simples vassaux les chefs de tribus, jusque-là presque indépendants. Chacune de ces communautés primitives vit d’une vie à elle, a son caractère propre, ses tendances particulières ; chacune