Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/79

Cette page a été validée par deux contributeurs.
65
la terre

mer, la houle, les vagues dont la hauteur varie entre 5 et 15 mètres, les marées, les banquises, les glaces flottantes, les grands courants, tels que le Gulf-Stream ou le Kouro-Sivo et les courants secondaires, sont des sujets de leçons qui prêtent à des développements suggestifs, à des aperçus ingénieux et variés. La circulation de l’eau est une odyssée merveilleuse. Le soleil qui la prend à l’océan, la rend purifiée à la terre où elle s’emmagasine ; sur les sommets, elle forme les glaciers ; dans le sol, elle se répand en ruisseaux ou en étangs souterrains ; si des matières étanches lui barrent la route, on la voit sourdre à la surface et voilà une rivière ou un fleuve ; à moins qu’emprisonnée de toutes parts à des niveaux différents, elle n’attende que le génie de l’homme, en creusant un puits artésien, ne lui rende la liberté. Les lois de l’équilibre des liquides et du niveau d’eau trouvent ici leur application.

La description du cours des fleuves, des différentes lignes de partage qui les séparent, des lacs qu’ils traversent, des alluvions qu’ils déposent, des érosions qu’ils produisent, des rivages auxquels ils aboutissent, achève de préciser la configuration des continents. Toute cette portion de l’enseignement se complétera avanta-