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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/301

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l’éducation des femmes

pables de former des esprits modernes et pratiques : l’antiquité et l’histoire, si l’on sait en tirer les leçons voulues, peuvent inciter à l’action d’une manière bien autrement puissante ; en tous les cas, l’atmosphère pédagogique du collège nouveau doit être imprégnée de force vitale et l’enseignement, revêtir un caractère de décision, de fermeté et une vivacité d’allures qui conviendraient fort mal à des auditoires féminins. Considérons, de plus, que les jeunes filles ne peuvent impunément fournir la même quantité de travail, les mêmes efforts que leurs frères. Certaines périodes de leur croissance réclament des soins attentifs et une grande vigilance. Enfin, il existe un ordre de connaissances dont, au nom du progrès social, nous avons réclamé l’introduction dans les programmes masculins, mais qui doit occuper une bien autre place dans les programmes féminins. L’hygiène générale ici ne suffît plus ; il faut faire place à toute une science, du même ordre, mais plus vaste et essentiellement féminine : l’économie domestique.

Longtemps, tout ce que comporte cette