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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/234

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notes sur l’éducation publique

admettre la nécessité de pratiques que néglige le fils du riche cultivateur ou du chef d’atelier ? Or, non seulement les classes moyennes et supérieures se préoccupent insuffisamment de la salubrité de leurs demeures et affichent en général une déplorable ignorance des lois hygiéniques, mais la propreté corporelle qui, de toutes ces lois, est la plus aisée à suivre en même temps que la plus importante, ne fait parmi elles que des progrès très lents. En dehors des Anglo-Saxons et des Scandinaves, on ne peut pas dire que les lavages quotidiens soient entrés dans les mœurs d’aucun peuple : et parmi les Scandinaves et les Anglo-Saxons eux-mêmes, comme au sein des aristocraties d’Europe en apparence les plus raffinées, combien sont encore rebelles à l’influence salutaire de l’hydrothérapie. L’enseignement de l’hygiène aura seul raison de cette apathie et de cette indifférence.

L’analyse du corps humain trouverait ici sa place. Du plan d’études exposé dans les précédents chapitres, la zoologie se trouvait presque éliminée. Alors que tant de matières indispensables ont peine à pénétrer dans le programme de l’enseignement secondaire, peut-on y maintenir des chapitres tels que la circulation du