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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/121

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l’humanité (suite)

Il s’est joué dans le Nord, du xvie au xviiie siècles des tragédies sanglantes, dont la Suède et la Pologne furent les acteurs principaux, qui se terminèrent par l’éclipse de la première et la ruine de la seconde et d’où sortirent sous leur forme actuelle, la Prusse et la Russie. Les noms de Gustave-Adolphe, de Charles xii, de Pierre le Grand et de Frédéric ii, et le récit des hauts faits de ces hommes, remarquables à des titres si divers, ne suffisent point à éclairer le grand travail humain qui s’est accompli là. La Pologne des Jagellons n’était point la plaine indécise dont on nous parle et le problème de son organisation, d’ailleurs, n’a point été résolu par le partage ; il existe toujours, il grandit même et nos enfants auront à le résoudre à nouveau. Le scandinavisme, s’il semble devoir s’affaiblir bientôt dans une lutte fratricide, témoigne, d’autre part, d’une belle vitalité. Il y a encore la Suisse, la Hollande, la Hongrie dont on néglige de consulter les annales fécondes, d’étudier les institutions : cantons, corporations, comitats. Toutes ces collectivités échappent à notre investigation, égarés que nous