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Page:Coubertin - Notes sur l education publique, 1901.djvu/108

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notes sur l’éducation publique

est ininterrompue, mais leur langue et leur civilisation ont remplacé la langue et la littérature helléniques ; ils s’en sont appropriés les richesses ; c’est chez eux que les études profanes se sont réfugiées ; ils paraissent surtout aptes à faire progresser les sciences et les arts pratiques, l’agriculture et l’industrie. Nous leur devons des progrès dans toutes les branches de la culture et de la fabrication : lin, mûrier, riz, orange, citron, sarrasin, café, coton, canne à sucre, maroquinerie, soieries, mousselines, velours, verres, glaces, papier, sucre, acier, tout cela nous vient d’eux en même temps que des connaissances nouvelles en algèbre, en trigonométrie, en médecine et en chimie.

Si l’empire arabe est oublié, l’empire germanique, établi par Othon le Grand, reste d’un bout à l’autre de son histoire, inexpliqué ; c’est qu’ici les chronologies deviennent plus touffues ; la liste des batailles, les noms des individus suffiraient à remplir un dictionnaire : les croisades et les contacts si pleins de lointaines conséquences qui en résultèrent, le régime féodal importé de France en Angleterre et en Italie par les Normands, les chartes urbaines arrachées aux seigneurs par les bourgeois des