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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume III.djvu/41

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le respect des croyances

Elle comporte l’isolement pendant la vie et la désespérance en face de la mort.

L’isolement est plus ou moins complet mais-il est fatal. On s’imagine qu’avec le progrès des sciences, le nombre des émancipations individuelles a énormément augmenté. C’est une erreur. À l’époque présente, nous traversons un de ces retours païens dont il a été question dans les pages précédentes. L’indifférence domine. Or l’indifférence, ce n’est ni la certitude négative, ni même le doute réfléchi et accepté. Ces états là, certitude négative ou doute réfléchi, supposent que l’homme ait passé en revue les problèmes fondamentaux de l’existence : destinée, responsabilité, relativité… et jugé satisfaisantes les solutions offertes par le matérialisme. Un pareil examen n’est pas à la portée de tous ; il suppose une vaste culture, des loisirs de pensée, de l’indépendance et une certaine fermeté d’esprit. N’est-il pas plus simple et plus réconfortant tout à la fois de professer — sans devoir, pour cela, recourir au surnaturel — que Dieu se sert pour exécuter son plan providentiel, des lois naturelles qu’il a lui-même établies ?

Du reste, si loin que soit poussé l’examen,