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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume III.djvu/23

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le respect des croyances

morts. Si ces institutions en dépendent, il faut les respecter aussi.

Pourquoi ne les respecterait-on pas ?… Parce que, répètent certains esprits forts qui ne sont en réalité que des esprits courts, les dogmes et les rites sont des résidus des époques d’ignorance qui n’ont pas droit de cité sous le règne de la Science et de la Raison.

Il faudrait dire : les Sciences et ne pas parler de la Raison. Certaines sciences en effet, ont progressé de façon vertigineuse, depuis un siècle surtout. Des applications merveilleuses en furent tirées. La vie matérielle y a puisé les éléments de toutes sortes de conforts et de commodités. Qui oserait dire pourtant que la vie de l’Esprit y ait vraiment gagné ni surtout qu’une seule vérité d’ordre moral ait été ajoutée à la liste de celles, que déjà nous possédions ? Ce domaine ne s’est donc pas accru. Il est plus peuplé, il n’est pas plus étendu. À y regarder de près, voilà en effet ce qui constitue la civilisation : terme exact auquel nous aurions tort de renoncer mais qui signifie simplement que le nombre va croissant de ceux qui participent à la culture