Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/35

Cette page a été validée par deux contributeurs.
25
préambule

XXe siècle restera toujours aux mains de « cellularistes ». Ni les uns ni les autres ne sont à même de satisfaire ses besoins car le cellularisme est aux antipodes des nécessités pédagogiques de l’époque. Il faut donc soustraire l’adolescent à l’action des uns aussi bien que des autres. Comment y parvenir ? Un changement radical de méthode s’impose. À la synthèse, il faut substituer l’analyse. En effet, puisqu’il s’agit d’envisager désormais des ensembles, nulle autre que la méthode analytique n’y saurait réussir. On fait une synthèse avec des éléments distincts mais, en face d’un ensemble, force est bien d’analyser. Ainsi, si les procédés synthétiques conviennent au cellularisme, on aperçoit immédiatement que les procédés analytiques sont seuls applicables à l’universalisme.

Sur quoi portera l’analyse ? Nous l’avons déjà indiqué : sur deux blocs qui seront d’une part le monde matériel et les conditions d’existence qui nous sont faites, de l’autre l’œuvre accomplie par les hommes à travers les siècles et dont les générations successives sont toutes solidaires. Par là se trouvent réalisées les deux conditions dont nous disions tout à l’heure qu’elles étaient exigées par la démocratie et par le cosmopolitisme : apprendre