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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume II.djvu/152

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commentaire et critique

mer qu’elles soient tenues aussi en dehors et éloignées que possible de toute généralisation. Et cela n’a rien d’impossible. Au delà de la grammaire, de l’orthographe, du calcul et du dessin, il est facile d’aborder la géographie, l’histoire et même certaines sciences dans un esprit tout à fait différent de celui qui a inspiré la rédaction de nos programmes, c’est-à-dire de façon locale ou fragmentaire.

Quant à l’université, il semblera étrange évidemment que nous refusions de voir en elle un asile de spéculation désintéressée. Telles sont encore certaines universités que leurs coutumes et traditions, ainsi que des circonstances favorables, ont pu maintenir jusqu’à présent dans le vieux moule d’antan. Mais leur transformation est proche. Force leur sera de suivre la pente générale. La démocratie est pressée et, quand son règne coïncide avec un essor matériel comme celui auquel nous avons assisté, sa hâte habituelle n’en devient que plus grande. Elle veut des spécialistes et des spécialistes anticipés. Jamais elle ne permettra au collégien de se transformer en un étudiant songeur, épris de culture généreuse et résolu à s’arrêter un moment avant d’entamer son existence d’homme