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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/68

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simples planches de bois sur lesquelles on pose un matelas mince et mobile en crin ou en varech serré. Dans l’intervalle des exercices, on doit s’y étendre sans chercher un sommeil superflu, mais pour tâcher d’y réaliser l’immobilité complète des membres et de la pensée.

L’occasion sera bonne, évidemment, pour se livrer à quelques essais « naturistes » ; et, en général, en faire l’essai c’est s’y fixer. Le bain d’eau ne suffit pas à l’être humain ; il lui faut encore le bain d’air ; il a été longtemps frustré de tous les deux ; il l’est encore du second. La peau a besoin de s’exercer à nu, et le temps viendra sans doute où la pratique quotidienne de mouvements gymnastiques exécutés sans vêtements, à l’air libre ou au moins fenêtres ouvertes, deviendra la règle générale. La chose n’est pas toujours facile à organiser chez soi, surtout dans les villes et, en plus des obstacles matériels, il y a l’inertie anti-novatrice à vaincre. Le sanatorium, à cet égard, facilite toutes choses et il est certain que plus l’on y pourra faire d’exercices à nu, plus la santé y gagnera