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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/259

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énervant. Et de fait, si l’on observe uniquement et attentivement les habitués d’une salle d’armes, on n’aura pas de peine à reconnaître que les uns en emportent une impression de calme et les autres une impression d’excitation, selon leur tempérament… Est-ce bien selon leur tempérament ? Le terme est un peu vague et ne signifie pas grand’chose, d’autant qu’à y regarder de près on s’apercevra que bien souvent des nerveux sont parmi les calmés et des mous parmi les excités.

Il faut chercher ailleurs la raison de l’effet produit. Il dépend uniquement, peut-on dire, de ce que l’homme ressent au contact de l’arme. Ne l’oublions pas, l’escrime, en effet, met aux mains de qui s’y adonne une arme avec, par conséquent, tout ce que ce mot signifie historiquement et ancestralement. Il s’opère ainsi une transformation très curieuse chez l’escrimeur et, de psychologique qu’elle est au début, cette transformation devient aussitôt physiologique, les deux n’étant pas toujours séparés ni séparables. Le contact de l’arme