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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/207

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sur une vraie esplanade, — pour passer entre des voitures ou entre des arbres, pour se glisser le long d’un mur ou d’un trottoir, pour éviter les rails ou les ornières profondes, pour circuler au milieu d’une foule, etc., etc., décidez-vous promptement, Monsieur le cycliste, ou bien vous ramasserez une pelle qui sera souvent douloureuse et toujours ridicule.

La conclusion de cette constatation est que, pour faire du cyclisme, il faut être d’un caractère très décidé. Voici où la chose devient amusante, car ce n’est pas vrai du tout. Nous connaissons tous de bons cyclistes qui ne se recommandent par aucun exploit rare, mais qui se servent avec une parfaite assurance de leur machine dans les circonstances que nous venons d’énumérer ; et nous savons par ailleurs que ce sont des gens sans caractère, très moutonniers, indécis devant les carrefours de la vie, inaptes à prendre des décisions et plus encore à s’y tenir. Le prochain congrès de Lausanne tiendra sans doute à honneur d’étudier cette grave question de la transposition