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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/206

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se décider pour eux. Entre le cheval et l’homme s’établit une sorte de « symphonie » tacite ; on dirait qu’ils se comprennent ; les apparences sont sauves ; le passant croit que l’homme a choisi, tandis que c’est le cheval. Si l’escrimeur est par trop voué à l’hésitation, il est naturellement amené à demeurer sur la défensive et à faire un jeu de parades avec ce qu’il pourra de ripostes. Chez le rameur, l’énergie, la persévérance sont fortement mises à contribution, mais, n’ayant guère de décisions à prendre, il n’est point exposé à de longues tergiversations. Cela est un peu vrai aussi du nageur. Que le tireur hésite, il manquera son gibier, mais son hésitation se manifeste de manière uniforme : il s’agit de lâcher le coup, rien autre ; c’est un geste unique. Au contraire, le cycliste est, de tous les sportsmen, celui qui a le plus de décisions de toutes espèces à prendre et pour qui le fait de ne les avoir point prises à temps entraîne le plus d’inconvénients, de soucis, voire même de périls. Pour tourner — à moins que ce ne soit