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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/153

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salutaire et s’il n’est pas, en tous cas, préférable à l’aveu de faiblesse, d’impuissance ou d’échec que la morale pure souhaiterait de lui substituer.

Tous les jours d’abord, il nous arrive, dans le détail des rapports sociaux, de chercher à sauver la Face, et nous le faisons sans aucun scrupule. Nous fermons notre logis aux importuns en leur envoyant dire que nous sommes sortis ; et si un visiteur s’introduit contre notre gré, nous nous empressons, faisant contre fortune bon cœur, de proclamer le plaisir qu’il nous cause par sa venue. En vain de zélés puritains ont-ils tenté de réagir contre ces habitudes ; elles sont sans doute aussi vieilles que la civilisation et forment une des bases indéniables de la vie collective. Le mieux est de n’y point ajouter d’importance. Ce sont des formules admises dont l’emploi n’entache pas le caractère et n’entame pas la droiture de ceux qui y ont recours.

Mais il est d’autres manières plus nobles de sauver la Face ; et celles-là, au lieu de les