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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/145

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c’est être sur ses gardes, de même qu’être confiant, c’est se laisser aller à une certaine insouciance, à un peu de ce que l’argot français désigne sous la très pittoresque expression de « j’m’en fichisme ». Notons que méfiance et confiance ainsi entendues ne composent pas seulement une recette sportive, mais une recette vitale. De nos jours surtout, il est presque impossible de mener une existence active, féconde et normale si l’on n’est pas à la fois averti et distrait. Précisément parce que la vie actuelle est fort obsédante et énervante, quelques grammes d’insouciance y sont indispensables en même temps que les secousses, les embûches, les imprévus de toutes sortes nécessitent que l’on se tienne toujours sur le qui-vive.

Pour en revenir au sujet plus spécial qui nous occupe, il est donc certains sports où la dose désirable de confiance est exceptionnellement forte et domine de beaucoup la quantité de méfiance qui doit y figurer. Au premier rang de ces sports-là sont l’équitation et la