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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/12

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instauré « une science vraiment neuve et vraiment française : la psycho-physiologie sportive ». Les Anglais, nos initiateurs, n’ont guère songé à étudier « le mécanisme intérieur et jusqu’ici obscur qui peut relier le sport à la pédagogie. Ils n’ont vu dans le sport que le bénéfice brutal, le plaisir physique et la santé : sans vouloir y mettre de la logique, de la sensibilité, de la morale ».

Lorsque M. de Coubertin publia ces articles dans la Revue Olympique, il ne songeait nullement à les réunir plus tard en volume, comme il en fut sollicité fortement à maintes reprises. L’auteur estimait qu’il ne pouvait les livrer tels quels au public et qu’une refonte totale en était nécessaire. Mais c’eût été leur faire perdre ainsi toute leur verve et toute leur saveur. Le Congrès de Lausanne fit enfin tomber ses dernières hésitations et c’est avec une extrême joie que nous faisons paraître aujourd’hui le premier livre de psychologie sportive.

Nous ne ferons pas l’injure au public de lui présenter l’auteur. Personne à l’heure actuelle n’ignore M. de Coubertin, qui fut le pionnier de la Renaissance sportive en France et de l’internationalisme sportif dans le monde.