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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/106

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L’habitude de la comparaison qui provoque l’admiration et parfois une petite pointe avantageuse d’envie, ainsi que nous l’indiquions tout à l’heure, en résulte naturellement ; l’effort en vue de la lutte et de la victoire en est une autre conséquence ; enfin, le groupement se forme, engendrant à son tour la solidarité et l’esprit de corps.

Voilà pour les forces. Les tares, elles aussi, sont d’un ordre triple. Il en est de physiques, de morales, de sociales. La faiblesse de tel organe, une paresse musculaire générale, de l’excitabilité nerveuse… voilà des tares physiques, héréditaires ou acquises. De l’hésitation, de la crainte dans les mouvements, toutes les formes de défaillance… ce sont tares morales. Enfin, il faut ranger parmi les tares sociales : la timidité paralysante provoquée par la présence d’autrui, la susceptibilité ombrageuse et cet ensemble de défauts qui composent ce qu’on nomme, par exemple, un joueur de mauvais caractère. Il est bien évident que la nature psychologique de chacun,