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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/105

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la volonté, l’audace et la persévérance. Sans doute, la volonté avec ses deux suivantes, l’audace et la persévérance, constitue une trinité dont rien n’égale le pouvoir de perfectionnement. Mais combien aussi l’on progresse en observant sur soi-même et sur autrui les effets de l’exercice physique et en sachant y réfléchir avec suite et méthode. Or, cette application des facultés intellectuelles à la culture corporelle ne résulte pas d’un rapport inné. Il faut apprendre à la réaliser et s’y exercer.

Il y a encore des forces sociales dont l’utilité est indiscutable, et ce sont la comparaison, la lutte, l’esprit de rapprochement, la solidarité, l’esprit de corps. De toutes les camaraderies auxquelles l’homme est enclin, aucune n’agit plus fortement et plus efficacement peut-être sur lui que la camaraderie sportive : une légère menace de danger ou au moins de risque, l’intervention fréquente de l’entr’aide, la gaîté physique et l’influence d’une besogne virile et saine, tout concourt à rendre la sociabilité de l’exercice physique agréable et agissante.