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Page:Contes tjames, trad. Landes, 1887.djvu/51

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nous n’osons. Les deux époux répondirent : Que nos parents parlent ! qu’ils n’aient aucune crainte !

La mère et le père de Kadœk dirent : Si nous laissons échapper quelque parole, que nos parents n’en soient pas offensés. Les deux époux répondirent : Quoi que vous vouliez dire, dites-le, n’ayez aucune crainte de nous. La mère et le père de Kadœk dirent : Nous avons un garçon et vous avez une filin ; donnerez-vous votre fille à notre fils pour qu’ils soient mariés ensemble ? Les deux époux répondirent : Nous pensions bien que si vous vouliez nous parler de quelque chose c’était cela… Ils demandèrent : Votre fils connaît-il les lettres ? La mère et le père de Kadœk répondirent : Notre fils connaît les lettres mieux que qui que ce soit ; il est habile plus que n’importe qui ; quoi qu’il entreprenne il y réussit ; n’importe quelle chose en ce monde notre fils peut la faire

La mère et le père de la fille entendant les parents de Kadœk parler de la sorte répondirent : S’il en est ainsi nous lui donnerons notre fille. Revenez oliez vous, et demain matin ordonnez à Kadœk de venir ici pour que nous le voyions.

Les parents de Kadœk revinrent chez eux et dirent à leur fils : Aujourd’hui ta mère[1] est allée demander pour toi une fille ; demain matin tu iras te montrer aux parents de la demoiselle. Si tu les vois te demander si tu connais les lettres, tu répondras : Je les connais mieux que n’importe qui, je sais tout faire, je suis le plus habile des hommes. Voilà ce que tu diras aux parents de la demoiselle.

Kadœk dit : Je le ferai, et le lendemain matin il partit. Les parents de la fille lui demandèrent : Connais-tu les lettres ? Kadœk répondit : « Je connais les lettres mieux que qui que ce

  1. Voir la note 6 du premier conte.