Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/63

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LASTÉCOUÉRES, furieux.

Encore !… (Très-fort.) Monsieur le vicomte…


ÉLÉONORE, continuant.
––––––––––Cette déesse…

LASTÉCOUÈRES, très-fort.

Monsieur le vicomte… M’avez-vous entendu ?


ÉLÉONORE, sautant.

Oui, papa…


LASTÉCOUÈRES.

C’est bon… Dépêchez-vous alors… (A Carmagnasse.) Et vous, barbier, allez chercher cette perruque.

Il s’assied près du comptoir.


CARMAGNASSE.

Oui, monseigneur.

Il sort, à droite, premier plan, Eléonore, toujours absorbé dans ses pensées descend la scène, vient prendre, sans mot dire, la main de Ginetta, l’amène au milieu du théâtre et lui chante le couplet suivant.


ÉLÉONORE.
––––––––––Qu’elle était belle !
––––––Cette déesse aux yeux soyeux.
––––––––––Qu’elle était belle !
––––––Elle avait l’aspect savoureux
––––––D’une prune mirabelle !…
––––––––––Qu’elle était belle !…

Il sort par le fond, Lastécouères toujours assis le regarde d’un air ébahi.


GINETTA, surprise.

Qu’est-ce qui lui prend donc au fils du gouverneur ?…


LASTÉCOUÈRES.

Mais qu’est-ce qu’il a ?…


CARMAGNASSE, revenant avec une perruque et s’adressant à Lastécouères.

Voilà votre perruque.

Il le coiffe à droite, en ce moment on entend un grand bruit au dehors, Bibès se précipite en scène.