Ouvrir le menu principal

Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/62

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



ÉLÉONORE, préoccupé.

Qu’elle était belle… Cette déesse aux yeux soyeux…


LASTÉCOUÈRES.

Qu’est-ce qu’il me chante avec sa déesse. (A Carmagnasse.) Oh ! quelle nuit ! quelle nuit ! hier soir après avoir fait arêter injustement une noce tout entière, je me remets à la poursuite de Rastamagnac… au moment où nous allions le pincer, une détonation se fait entendre… Paf !… c’était mon fils qui venait d’éternuer…


ÉLÉONORE.

Papa, ça m’a échappé, j’étais si mouillé…


LASTÉCOUÈRES.

À votre âge, vous devriez savoir vous retenir.


ÉLÉONORE.

J’ai des souliers qui prennent l’eau, ce n’est pas de ma faute.


LASTÉCOUÈRES.

Taisez-vous. (A Carmagnasse.) Vous comprenez, barbier, que je ne peux pas rester comme je suis, je sens que je manque de prestige… pouvez-vous me remplacer la perruque que j’ai perdue ?


CARMAGNASSE.

Oui, monseigneur… j’en ai là une toute faite… noire… avec des accroche-cœurs…


LASTÉCOUÈRES.

La mienne était blonde… enfin, va pour le noir… Ça me changera. (Aux gardes.) Vous pouvez vous retirer. (Les gardes sortait par le fond, à Eléonore.) Quant à vous, monsieur le vicomte, retournez au château, et si le courrier est arrivé, vous me l’apporterez…


ÉLÉONORE, préoccupé, chantant.
––––––––––Qu’elle était belle…