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Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/61

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ÉLÉONORE, préoccupé.

Oui…


LASTÉCOUÈRES.

Ou pour demain…


ÉLÉONORE, même jeu.

Non…


LASTÉCOUÈRES.

Oui… non… vous n’en savez rien… taisez-vous ! Je vous ai déjà dit qu’à votre âge on ne devait rien affirmer… c’est inconvenant… on dit : il se peut… c’est bien possible… je m’informerai…


ÉLÉONORE.

Mais cependant…


LASTÉCOUÈRES.

Paix !… suis-je votre père, oui ou non ?


ÉLÉONORE, s’inclinant.

Il se peut… c’est bien possible… je m’informerai…


LASTÉCOUÈRES, se calmant et remontant.

À la bonne heure… (Se retournant.) Où est le barbier ?…


CARMAGNASSE, s’approchant.

Me voici, monseigneur… qu’y a-t-il pour votre service ?


LASTÉCOUÈRES.

Je vais vous le dire… figurez-vous que je poursuivais cet infâme Rastamagnac…


GINETTA, s’approchant vivement.

Rastamagnac !


CARMAGNASSE, vivement.

Est-ce que vous l’avez pincé ?


LASTÉCOUÈRES.

Non… nous n’avons pincé qu’un rhume de cerveau… (A Eléonore.) N’est-ce pas monsieur le vicomte ?