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La trame des rides menues
Effacera jusqu’aux vestiges
Qu’a marqués sur ta gorge lisse
La dent des belles heures nues.

Mais quand le Temps, bourreau classique,
Aura fané roses et lys,
Lentement ruiné le portique
Que notre amour s’était bâti,

Je saurai, s’il me plait, atteindre,
Sous l’arche obscure de tes cils,
Un astre qui ne peut s’éteindre
Et qui brûle dans l’invisible.