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Départ

La nuit d’hiver était si douce
Qu’on cherchait l’odeur des bourgeons :
Pourtant les branches étaient nues,
Et pourtant, nos cœurs angoissés.

Un ciel strié de noirs rameaux
Mûrissait l’instant du départ.
Et nos yeux amassaient, avides.
Un fugitif trésor d’images.