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convenue depuis plusieurs jours, je porte aux prisonniers français en plusieurs voyages, du riz, des lentilles, des haricots, des caisses de lait sucré et non sucré…

Joséphine et moi passons une dernière revue de la maison. Il ne subsiste que quatre chaises, une petite table, nos lits. Nous nous couchons, satisfaits de notre travail.

Nous avons bien dormi.

De bonne heure le matin du vingt et un, je vais m’assurer, dans quelques maisons, que tout va bien, que les préparatifs sont terminés.

De son coté Joséphine emplit de café les deux bouillottes que Rose n’a pas voulu emporter.

Nous déjeunons et attendons les voitures qui doivent enlever le ravitaillement.

À notre grande surprise, arrivent cinq voitures, alors que le commandant en avait promis