Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/93

Cette page a été validée par deux contributeurs.


rétribution : elles pouvaient donc payer l’épicerie. Seuls trois ou quatre ménages de personnes âgées, indigentes recevaient cette épicerie à crédit, c’est-à-dire à fonds perdus.

Nous vendions toutes les marchandises au prix coutant, sauf le tabac et le cognac qui payaient tous les frais. Ainsi pour donner un exemple : la potasse nous coûtait dix-huit à vingt francs les cent kilos. Nous la vendions 0F20 le Kg. Or, au détail, on ne retirait d’un sac que 95 ou 96 portions.

Le jeudi soir, apres la vente, Morel et Grandy faisaient rapidement l’inventaire de l’épicerie. Ils avaient préparé sur mon carnet la liste des différentes marchandises, je portais dans deux colonnes le prix à l’unité et le prix payé. Ces Messieurs inscrivaient sur la colonne suivante la quantité à rapporter ; à la suite j’inscrivais de nouveau les deux