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susciter la curiosité des allemands.

Cette fois nous mettons un cadenas sans trop serrer la chaine, pour permettre de voir la poule sans ouvrir la porte. Enfin, nous balayons et nous enlevons minutieusement tout le déchet laissé par ce travail. Nous le remplaçons par des balayures du poulailler.

Le lendemain, quand les allemands pansent les chevaux, je vais regarder la poule, elle tient. Tous les soldats viennent la voir. Ils émettent des avis partagés. Les uns disent : bon ; les autres : pas bon, rats.

Je pars à Douai, pour approvisionner l’épicerie. Je conduis un chariot attelé de trois chevaux. En arrivant, j’ai la chance de trouver Jules Legrand chez lui.

Cet homme est originaire de Croisilles, il est agent de Police à Douai. Il obtient de son directeur l’autorisation de m’aider à faire