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du chateau d’Hendecourt-lez-Ransart, me demande de l’emmener si c’est possible. Il est trop tard pour aujourd’hui. Je vois aussi le cousin de la famille Vaillant d’Hénin. Il me dit que parmi les prisonnières il y a une femme qui jouit d’une grande influence aupres d’un officier. Il a pu lui parler dernièrement, elle est bien disposée en sa faveur. Il me désigne la maison qu’elle habite seule, et me prie d’aller lui demander masa libération. Outre qu’il est tard, il est prudent que je ne mêle pas la question du ravitaillement avec d’autres buts de déplacement. Je reviendrai dans quelques jours.

Mais j’apprends un fait intéressant. Ces soldats de Boyelles, sont des hulans de la mort. Depuis la stabilisation du front, ils n’ont pris part à aucune opération. Ils ont appris qu’il est question de les répartir dans un régiment d’infanterie. Alors pour