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leur chef-lieu-de-Canton.

Nous sommes assis à de longues tables ; nous ⁁nous trouvons peut-être dans le réfectoire d’un collège.

Je vois arriver sur l’estrade l’un des premiers commandants de Croisilles, celui qui voulait nous imposer une amende de 60 000 marcks pour signaux héliographiques, celui que j’appelle le commandant « papiers ».

Il nous explique que l’autorité allemande a accueilli avec bienveillance la proposition d’un Comité Hispano-Américain de nous venir en aide, de nous procurer, contre paiement, du ravitaillement.

Il ajoute que l’autorité allemande nous donne toute garantie de sécurité pour le transport et la jouissance de ce ravitaillement.

Il cède la parole à Mr Loth[1] de Quéant, qui est au courant de la question, et se retire.

Mr Loth nous dit qu’il a reçu

  1. Mr Loth était alsacien. Ses parents avaient quitté l’Alsace en 1871.