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chaque retour, il manque quelques hommes.

On ne saurait concevoir la multitude d’obus tirés continuellement jours et nuits. C’est un problème insondable de penser comment on peut approvisionner en obus les canons, sur toute l’étendue du front.

Quand trois ou quatre fois durant toute l’invasion il arrivera que nous n’entendions pas tirer au cours d’une journée, nous serons surpris, inquiéts de savoir savoir ce qui se passe.

Croisilles se trouvaient à sept ou huit kilomètres de la tranchée allemande, au point le plus rapproché, à vol d’oiseau.

À Beaurains, les allemands occupaient le coin Sud du croisement de la route Nationale d’Arras à Bapaume avec la route de Croisilles, de Neuville à Achicourt.

Puis les allemands occupaient le bois d’Adinfer.