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placé. Dès le lendemain de son arrivée, son successeur fait ouvrir un passage sur la rue du Villebrequin au mur de clôture du jardin de Mme Burgeat. Nous voyons des allemands creuser un puits au milieu du jardin, et durant quatre mois, nous verrons chaque jour, même le dimanche, enlever parfois une, presque toujours deux et trois voitures de décombres.


La veille de son départ, Mme Caron, femme du tonnelier, au haut de la rue de St Leger, est venue m’informer qu’elle a réussi à tenir cachées vingt cinq rondelles neuves et quantité de douves également neuves, dans une cave dissimulée sous sa grange.

Victor va démolir ces rondelles et les charrie chez le boulanger qui les brûle dans son four.

Les allemands regardaient ce transport d’un air furieux.