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St Leger renforcent les détonations de leurs voisins. Nous ne comprenons pas comment l’avion ne tombe pas sous cette avalanche fantastique de projectiles. Nous avons su par Mr Lardier d’Ayette que l’avion était rentré dans ses lignes.


De temps en temps, il arrive à Croisilles des civils, que nous devons les loger, les nourrir. À quoi sont-ils occupés ? Apres un séjour de deux, de quatre ou cinq jours, ils partent comme ils sont venus.


Le six octobre 1916 le commandant fait publier que, ⁁le lendemain sept octobre, tous les habitants doivent rester chez eux.

Ce jour-là, le commandant, accompagné du feldwebell et des deux scribes, va chez tous les habitants et désigne personnellement ceux qui vont faire partie de la prochaine évacuation. Il brise les foyers. Telle famille composée de quatre[1] mem-

  1. Le père, la mère et deux jeunes filles