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tement d’obus inconcevable ; à chaque seconde, sans interruption, des centaines d’obus explosent. Au-dessus de nos têtes, c’est le sifflement sinistre des éclats d’obus projetés dans tous les sens. L’incendie nous offre un spectacle grandiose. De tout ce brasier montent des flammes bleues foncées, qui deviennent rouges foncées, puis rouge clair et finissent en rouge pâles. Elles sont sans cesse renouvelées, entre-mélées. Malheureusement quelques petits éclats tombent sur le toit de la maison, nous descendons. Quand les éclatements cessent, les enfants montent se coucher.

Je vais voir. Les soldats, qui font un barrage au bout de la rue de Fontaine, me laissent passer. Le felwebell du bureau me dit : « Nous l’avons échappé bel⁁le ! Si les gros obus