Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/23

Cette page a été validée par deux contributeurs.


les lazaretts. En passant dans les rues, nous pouvions voir, ⁁suspendus aux branches, des paquets de cigares, de cigarettes ; des objets de première nécessité, tels que bretelles, mouchoirs, chaussettes, pantoufles, etc.

Ils firent beaucoup de réclame pour la messe de minuit, invitèrent les habitants à y assister. Seuls deux civils y sont allés.

Au début de l’année, apres trois semaines d’intérim, nous avons de nouveau le commandant Boots.

Sur la Place je croise un civil et un soldat. Mme Godart me dit : « Vous n’avez pas reconnu Julien Warnier ? Ce soldat l’a conduit chez le commandant, ils viennent de sortir. » Ce pauvre Julien avait la figure tellement décomposée, que je ne l’avais pas reconnu. Et il n’avait pas fait un geste pour attirer mon attention. J’entre avec eux chez le docteur