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treront la récolte, les racines des grains germés seront enchevétrées, les bottes dans chaque tas ne feront qu’un seul bloc. Une grande partie de la récolte fut perdue.

Les deux officiers de culture avaient d’autres préoccupations, ne surveillaient pas les travaux.

Quant au sous-officier Albert, il était chargé des travaux aratoires.

Un jour que les jeunes filles relèvent les bottes au chemin de Vaulx, un avion anglais vient les survoler, lache une bombe incendiaire pres de leurs groupes. Cette bombe tombe tombe en jets de feu, comme l’eau d’une pomme d’arrosoir. Le soldat, pris de panique, s’enfuit vers le village. Il a la chance de suivre un chemin encaissé, l’aviateur ne l’a pas vu, car il l’aurait poursuivi de ses bombes.