Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/163

Cette page a été validée par deux contributeurs.


ou moins attaqués à la question des bons Communaux. Ils ont échoué partout.

Un jeudi matin, tres tot, deux allemands me conduisent à Cambrai. Le compagnon du conducteur m’introduit au théâtre. Il échange quelques mots avec un groupe, un soldat me conduit aupres des maires du Centre de Croisilles. Nous sommes nombreux. Mr Loth est arrivé. À chaque instant il arrive du monde.

On a estimé que nous étions cent cinquante maires.

La scène est occupée par une grande table disposée en forme d’arc, recouverte d’un tapis et garnie de fauteuils sur toute la longueur faisant face à la salle.

Mr Loth vient d’avoir un entretien avec Mr Hello : les allemands vont nous mettre en demeure de signer notre adhésion au syndicat pour l’émission des Bons Communaux.