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de feldwebells, de caporaux et de soldats, tous ces hommes vont monter la garde autour de la pature durant trois jours, ils sont au piquet à quelques mètres les uns des autres à regarder les vaches mangher.

Les feldwebels sont furieux. Le commandant lève la punition.


Les allemands annoncent qu’il va arriver beaucoup de chevaux. Ils démolissent les seuilins des granges, c’est-à-dire, les petits murs qui séparent l’aire des tas, pour loger les chevaux dans ces tas de grange.

Dans notre grange, les soldats ne démolissent que trois seuilins, ils laissent intact le tas où se trouve la batteuse.

Quand ce travail de démolition fut achevé partout, les chevaux ne viennent pas.


Il existait au bas de la