Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/145

Cette page a été validée par deux contributeurs.


allemands ont battu l’avoine et les autres céréales.

Je vais expliquer au Commandant que les habitants n’ont plus de literies, je lui demande ⁁de les autoriser les à prendre à la batteuse de la menue paille, pour faire des paillasses. Il me donne l’autorisation. J’accompagne la première femme qui va chercher cette menue paille dans des sacs. Les deux soldats qui surveillent le travail, s’éloignent souvent pour fumer une cigarette, causent avec les allemands charretiers. Je fais voir aux russes de mettre un peu de blé dans ces sacs à courtes pailles. Ils comprennent aussitot et le font avec entrain. On devait les modérer, car ils auraient rendu les sacs trop lourds.

Dès que les allemands entreprennent ce travail, nous emmagasi-