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directeurs omnipotents, sans contrôle, de la culture sur tout le terroir de Croisilles. Ils ont sous leurs ordres un sous-officier : Albert. Ce sont évidemment trois privilégiés, des fils de familles fortunées. Ils ne font pas la guerre.

La sucrerie sert d’infirmerie pour les chevaux blessés.

Ces chevaux susceptibles de travailler à la culture, les chevaux disponibles de l’artillerie, et nos malheureux chevaux épuisés par les privations, peuvent fournir une quarantaine d’attelages. Chaque jour ces attelages sont conduits par les civils et par des allemands. Nimann groupe tout le personnel dans la même section du terroir. Il fait semer de l’avoine et de l’orge.

Les allemands réunissent, dans le pré de la ferme Milon, tous les instruments aratoires, ainsi que les chariots,