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prendre cette épicerie. Nous lui recommandons de pratiquer des prix en concordance avec les circonstances.

Mr Pagniez, ou plutot sa jeune fille ouvrait l’épicerie de huit heures à midi et de treize heures et demi à seize heures. L’épicerie fermait à la tombée du jour. Chaque fois que Mr Pagniez le demandait, j’envoyait Henri avec un chariot chercher les marchandises à Cambrai.

Nelly me demande d’essayer de sortir de Boyelles Mme Dumetz d’Adinfer et ses deux fillettes. J’en cause à deux ou trois personnes, Mme Deforge la boulangère s’offre de prendre cette famille chez elle.

J’obtiens un laissez-passer pour cette dame et moi. Apres quelques hésitations le commandant de Boyelles nous donne satisfaction. Nous revenons cinq à Croisilles.

L’impulsion est donnée, des ménages de Croisilles s’offrent à prendre des