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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/243

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VIE DE MÉLANIE

tout en or enflammé et tempesté de brillants variés ; sa face était de la blancheur des plus beaux lys du paradis, rosée et éclatante de lumière ; toute sa personne était majestueuse, son front haut et serein, ses lèvres rose foncé gracieuses et souriantes, ses cheveux longs comme en or très tin et brillants à demi bouclés, ondulaient sur ses épaules. Il était dans son éternelle lumière qui était la lumière même du Père.

Le Père avait ses yeux fixés dans le Fils et le Fils avait les siens fixés dans le Père, la lumière du Père était la lumière du Fils et la lumière du Fils était la lumière du Père. Il y avait dans la lumière du Père et du Fils une gracieuse, magnifique, resplendissante colombe blanche, transparente comme le cristal le plus pur, qui procédait du souffle de l’un et de l’autre ; elle avait dans sa bouche les rayons de lumière qui, réciproquement, s’émettaient et s’envoyaient du Père au Fils et du Fils au Père et avec une admirable sapience les liait ensemble (sans les confondre) d’une manière inséparable, indissoluble, dès l’éternité de l’incompréhensible éternité.

Le Fils ayant offert ses mérites au Père, le Père les reçut avec une incomparable complaisance d’amour, je dirai même avec une très vive