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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/242

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VIE DE MÉLANIE

sa loi. Notre amoureux Sauveur était devant l’autel, toujours dans la lumière incréée, illimitée et inaccessible ; il était en prière et offrait à l’Éternel tous les mérites cessibles infinis de sa douloureuse Passion en faveur des mortels, les bras élevés vers son Père. Saint Jean-Baptiste comme assistant avait en main un encensoir d’or, dans lequel étaient les oraisons, les supplications des justes de la terre, les mérites de leurs souffrances et de tous leurs bons désirs pour la gloire du Très-Haut, il était vêtu de rouge tempesté de brillants. Notre très amoureux Jésus, Celui que j’aime, était comme le Père, on aurait dit voir le Père, et cependant il n’était pas le Père que je voyais toujours sur l’autel avec sa palme et ses fléaux. Sa divine Majesté avait une robe blanche d’un éclat merveilleux, on aurait dit que l’étoffe était tissée de rayons de lumière ; sur cette robe étaient semés de très riches brillants ; sa ceinture avait les couleurs de l’arc-en-ciel ; entre chaque couleur très vive il y avait comme un cordon d’or très pur ; sur ses épaules il avait un manteau royal tout en or avec des broderies de fleurs relevées de diverses couleurs et variantes, entremêlées de pierres précieuses transparentes ; sur sa tête un magnifique diadème en trois (mais indivisibles)