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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/234

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VIE DE MÉLANIE

veux ? » Après cela je sortis du recueillement.

Combien grand l’amour que Dieu porte à ses créatures ! Il a voulu souffrir dans son humanité sainte tous les maux dus à l’homme pécheur ; bien plus, par une fine intrigue, la Divinité avait formé l’humanité sainte de Jésus-Christ bien plus sensible aux douleurs que ne l’est celle de l’homme ; et la Divinité maintint la vie en notre divin Rédempteur et ne le fit mourir qu’après qu’il eut enduré et consommé toutes les peines que sa nature humaine parfaite était capable de souffrir, c’est-à-dire plus que tout ce que le genre humain réuni a souffert, souffre et souffrira.

Donc c’est bien sûr que je suis la plus « inepte dans le monde ». Mon cher Jésus, je vous en bénis ! Vous êtes l’Éternel Tout, le seul nécessaire, le seul Tout-Puissant. Oh ! combien je vous aime dans tous vos attributs et vos éternelles et amoureuses qualités ! Je me sens si heureuse de n’être rien, parce que Vous, Dieu infini, vous m’êtes tout, tout en tout ! Je ne désire qu’une chose, vous aimer autant que vous êtes aimable, vous aimer autant que vous le méritez ; et comme vous le méritez infiniment et que ma capacité est limitée, je me couvre, je me