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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/181

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VIE DE MÉLANIE

enseignée mon bon Frère, et je les engageais à chercher partout leur nourriture, sans causer de préjudice aux hommes, leurs maîtres et leurs rois parce qu’ils sont créés à l’image de Dieu parles puissances de leurs âmes, et sont encore les images de Jésus-Christ par leurs corps, etc., etc. En premier lieu, un loup venait tous les jours, et je lui enseignais ce que je pouvais ; cependant cela ne me plaisait pas beaucoup, parce qu’il ne pouvait, comme l’homme, aimer d’un amour de connaissance et désintéressé. Il me rendait service en ce sens que parfois j’aurais voulu pousser de hauts cris pour inviter tous les hommes de la terre à louer, aimer et glorifier notre divin Sauveur Jésus qui nous a infiniment aimés en donnant sa vie pour nous sauver. Je dis qu’il nous a aimés infiniment parce que sa divinité a donné un mérite infini aux souffrances et à la mort de son humanité sainte.

Bientôt augmenta le nombre des loups, des renards, des lièvres, trois petits chamois, une nuée d’oiseaux venaient tous les jours, et alors, faute d’hommes à qui parler du bon Dieu, la Louve leur prêchait, puis on chantait le cantique : Goûtez, âmes ferventes. Tous donnaient signe de grande attention et inclinaient la tête

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