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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/161

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VIE DE MÉLANIE

comprendre, pouvaient se figurer ces peines cuisantes, ces flammes dévoratrices et ce feu liquide de la Justice divine !… Les sens qui ont été sans frein, les calomnies, les médisances, la colère, les murmures, les faux rapports, etc., etc., ont leurs tourments. Je vis un grand nombre d’âmes la bouche ouverte remplie de feu qui bouillait dans leur bouche même. Oh ! blasphémateurs… pensez à ce qui vous attend, à ce que vous vous préparez si vous ne revenez à Dieu de tout cœur et ne faites une sincère pénitence !

Toutes les âmes n’étaient pas purifiées par le feu : j’en ai vu qui souffraient de langueur, d’accablement, de tristesse, non de tristesse d’être dans ce lieu de purgation, car ces âmes-là, s’il leur était possible d’avoir une augmentation de peine, elles la désireraient afin de s’unir plus tôt à leur centre qui est Dieu. Toutes ces âmes ont la charité ; elles savent qu’après leur purification, elles auront l’amour consommé et en jouiront pendant toute l’éternité. Si Dieu, par impossible, faisait entrer dans le ciel une âme avec des fautes vénielles, cette âme d’abord serait éblouie, incapable de supporter l’éclat de la lumière éternelle, à plus forte raison ne pourrait-elle se voir en face

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