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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/106

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VIE DE MÉLANIE

tout, mon bien-aimé ! Il faut la correspondance, c’est encore Lui qui la suggère. C’est bien d’avoir l’œil fixé sur Lui pour scruter son bon plaisir et l’exécuter mais encore plus de le laisser faire, de se tenir passive et sans volonté en dehors de la volonté divine.

Au même instant où mon cher Jésus me disait qu’il me voulait toute à Lui (dire et faire était un seul acte) parut la très grande reine et impératrice Marie, Vierge Mère de Dieu, toute resplendissante de gloire et de majesté, vêtue et revêtue d’amour !… qui, avec une ineffable douceur et bonté me dit : « Ma fille, la grande miséricorde de Dieu est avec vous, je veillerai sur vous comme Mère et Maîtresse, ne craignez rien lorsque, avec droite intention, l’œil de votre âme sera appliqué pour remplir le désir de Dieu. Il faut, unie aux mérites de Jésus-Christ, vous offrir continuellement pour l’exaltation de la Sainte Église et surtout pour le clergé. » Surprise et saisie de respectueuse affection, je ne lui répondis qu’un Maman ! bien chaud ; mon cœur au comble du bonheur et de la reconnaissance me rendait comme muette. En même temps je me voyais si mesquine et j’étais si heureuse ! Comme les autres enfants j’avais une maman, une maman